Margaret River ou Snorkel Zombies

Maud et Bach, plus ou moins sœur, mais d’autant plus sympathiques, m’envoient, sans y croire, un soir le texto suivant : « on a deux jour de congé, tu nous prête le van ? ». Naturellement, et travaillant à domicile pour quelques jours, je répond « OK ». Leur première nuit dans le Bush, première sortie hors de Perth. Elles ont adoré et Charlie aussi.

A Busselton

Charlie, mon van, me demande ensuite, avec une insistance assez lourde, de renouveler l’expérience. Je finis donc par accéder a sa demande, mais Bach n’a pas de congés. C’est donc avec Maud que nous partîmes un weekend, plein Sud cette fois.

Le début du voyage fut Rock’n roll, musicalement, mais sans histoire. Après avoir une nouvelle fois du affronter les Kangourous, comme à l’accoutumé, nous passons la première nuit dans un camping semi-sauvage à mi-chemin (Bunbury), sans même payer car le Ranger n’est pas passé.

La route côtière entre Perth et Margareth River est magnifique, les photos parlent d’elle même.

LA plage de Margareth River

Mais notre but, notre saint-graal, c’est le Snorkeling ! Plongée au masque et au tuba, découvertes des fonds marins. Après une recherche désespéré du matériel en question, nous finissons par en trouver et nous partîmes en quête d’un spot adéquat.

Notre camping est semi-sauvage, en pleine nature, et au bord de l’océan Indien. Parfait. Et bien non. Nous découvrons avec effroi, une plage entourée de falaises et autre maquis escarpé impénétrable. La plage est belle, mais d’énorme rouleaux se cassent sur le sable ou sur de redoutables rochers. Il en faut plus pour entamer notre détermination. Nous affrontons les buissons épineux pour y accéder. Au final, nous passons la soirée muni de nos masques, palmes et tubas, sans pour autant s’y risquer. Nous concédons tout de même une courte baignade sportive dans les rouleaux.

Les fameuses vagues de Margareth River

La visite côtière se poursuit le lendemain. Malgré la beauté des paysages et les plages paradisiaque, le  snorkeling est impraticable ou quelque peu décevant. Au bord de la route un panneau nous interpelle « art gallerie », peint sur un vieux carton avec un gros logo « peace & love ». Cool! On va visiter! Il s’agit donc une maison hippie, retour aux années 70. On adore! Malheureusement il n’y a personne mais tout est ouvert et un panneau nous invite à visiter par nous même, voir acheter des « oeuvres » en mettant de l’argent dans une « honnesty box ». Maud qui y est repassée par la suite m’a alors raconté qu’il s’agit d’une vieille chanteuse de country alcoolique.

Sur le chemin retour, nous passons dans une impressionnante forêt, rare ici. C’est dans cette forêt grande et belle que l’inspiration nous vint. Maud me lance « on fait un film ? ». Je luis répond : « Ouais ! Un film d’horreur ? » Le tournage fut bref mais intense. Voici donc la bande annonce (éloignez les enfants du poste):

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